HOMEM SUIÇO GARANHÃO VAI TER QUE SE CASTRAR CAPAR PARA SE ACALMAR SE CONTER

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Suisse : un père de famille choisit la castration physique  

Agnès Leclair

26/10/2009 | Mise à jour : 08:43 |

Un Suisse âgé de 63 ans a fait le choix de cette intervention chirurgicale définitive pour mettre fin à des «bouffées de libido».

Avec un casier judiciaire vide et une vie de famille rangée, Henri Monod ne présente pas le profil attendu d’un candidat à la castration physique. Pourtant, il y a cinq ans, ce Suisse aujourd’hui âgé de 63 ans – père et grand-père – a fait le choix de cette intervention chirurgicale définitive pour mettre fin à des « bouffées de libido » qui rendaient son existence «invivable». Une opération tolérée en Suisse mais interdite en France où le Code civil précise «qu’il ne peut être porté atteinte à l’intégrité du corps humain qu’en cas de nécessité thérapeutique pour la personne ». La castration existe cependant en France pour les troubles de l’identité sexuelle.

À la suite de la demande de castration physique de Francis Evrard, la ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie, a déclaré ce week-end dans Le Figaro Magazine que la question pouvait «se poser et être débattue, y compris au Parlement». «Quand quelqu’un dit : “Je sais que je suis dangereux, je ne veux pas l’être et je demande à pouvoir être libéré de mes pulsions”, c’est quelque chose qui nous interpelle», a-t-elle ajouté.

Henri Monod défend pour sa part le recours volontaire à cette opération qui lui a permis de redevenir «maître de son destin». En 2007, cet ancien hôtelier qui vit près de Neuchâtel en a d’ailleurs témoigné devant la Commission bioéthique et droit de la santé du barreau de Paris. «Depuis l’adolescence, j’avais l’impression que l’on m’injectait de la testostérone dans le cerveau, raconte Henri Monod. J’avais des envies qui pouvaient me tomber dessus n’importe quand. Au milieu de réunions, en voiture…». Après avoir longtemps pensé pouvoir s’en sortir tout seul, il finit par solliciter l’aide d’un médecin généraliste puis d’un psychiatre. Ce dernier accepte de lui prescrire un traitement hormonal. Pendant près de deux ans, le sexagénaire fait ainsi l’expérience de la castration chimique. «C’est comme la castration physique mais les effets secondaires sont terrifiants, rapporte-t-il. Je me rappelle d’une nuit en Italie où je grelottais, roulé dans une couverture, alors qu’il faisait 35°C.» Prise de poids, accès de déprime… : le traitement devient insupportable. Son médecin lui propose de recourir à la chirurgie.

Aucun regret

«J’en ai discuté avec ma femme car une telle décision change inévitablement votre vie de couple. Elle m’a donné son accord et après un mois de réflexion, ma décision était prise. » Un peu moins d’un an plus tard, l’opération est effectuée. «  Mon psychiatre a pris un rendez-vous avec le médecin urologue qui m’a opéré, raconte Henri Monod. C’est une intervention bénigne. Le lendemain, j’étais de retour chez moi.»

Aujourd’hui, Henri Monod n’éprouve aucun regret. Au contraire. « J’aurais dû prendre cette décision plus tôt. Cela m’aurait permis de mettre mon énergie au service des choses plus intéressantes que le contrôle de ma libido », estime-t-il. Cependant, il tient à souligner que «les castrations physique ou chimique obligatoires sont des aberrations. Ces opérations ne peuvent être bénéfiques que si l’intéressé les réclame pour entamer sereinement un travail psychiatrique, l’intellect jouant un rôle essentiel». Touché par le sort de ceux qui doivent lutter contre leurs pulsions sexuelles, Henri Monod s’investit depuis trois ans pour aider et soutenir moralement un Français qui réclame lui aussi une castration physique, lassé de sa lutte permanente contre un éventuel dérapage. «Nos nombreux courriers à des responsables politiques sont restés sans réponse. Dès que ce sujet est abordé, on nous parle de dignité humaine. Ce discours cache une éthique poussiéreuse et un grand manque de courage», regrette Henri Monod. 

«Dans certains pays, l’éthique médicale conduit le médecin à être au service de son patient. C’est la logique anglo-saxonne de l’autonomie, pas la nôtre, explique Pierre Lamothe, chef du service du service médico-psychologique régional de Lyon. Par ailleurs, précise le médecin, cette opération ne garantit pas une totale absence d’activité sexuelle.»

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